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C comme Canal du Midi

Vendredi, 3 Juin, 2016
 
Les travaux engendrés par le Canal des Deux-Mers reliant la Méditerranée à l’Atlantique, commencés en 1666, s’achèvent en 1681, un an après le décès de son instigateur, Paul Riquet. Sa construction permet d'éviter aux bateaux de commerce de contourner l’Espagne, en court-circuitant Gibraltar. Ecluses et ouvrages d’art provoquent l’admiration de l’ambassadeur ottoman, de passage en Languedoc en 1741. La cité d’Agde est la dernière étape avant son débouché sur l'Etang de Thau, aux Onglous (Marseillan). Le port de Sète ouvert en 1671 complète le dispositif. Marins génois et catalans peuplent la ville qui se développe très vite grâce aux exportations de vin. Depuis 1996, le Canal est inscrit sur la liste du. L’occasion pour nous, alors que l’on fête cette année les 350 ans de la création du Canal, et les 20 ans de son inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO, de rappeler la présence de nombreux documents relatifs à son histoire dans les fonds de Archives départementales de l’Hérault !
 
 
Canal du Midi. 1686-1731
Plans, profils et élévations pour la réalisation de ponts et d'aqueducs pour le canal des Deux-Mers
Archives départementales de l’Hérault, C 6954-23
 
 
Pêcheurs devant un pont sur le Canal du Midi à Villeneuve-lès-Béziers, [1950]-[1980]. Cl. J. Ribière. Archives départementales de l’Hérault, 23 Fi 48/4
 
 
Péniche "Vallier" dans une écluse sur le Canal du Midi, [1950]-[1970]. Cl. J. Ribière. Archives départementales de l’Hérault, 23 Fi 79/3
 
M. Jean Ribière, né en 1922, décède en 1989. Il était détenteur de la carte d’identité du Journaliste professionnel et a collaboré au titre de photo-journaliste pigiste à de nombreux quotidiens, revues et hebdomadaires durant la période 1945-1975.
Après avoir commencé sa carrière au service photo du journal « L’Indépendant » en 1940, Jean Ribière, crée avec son épouse Micheline, journaliste comme lui, une agence de presse, « Jean et Micheline Ribière », où il réalise des reportages pour de nombreuses publications françaises et étrangères comme « Keystone », « L’Aurore », « Le Chasseur Français », « Femmes d’aujourd’hui », « Rustica » ou « La revue des Chambres d’Agriculture ».
En 1970, ils donnent une orientation nouvelle à leur agence en proposant aux éditeurs européens et américains des illustrations sur des thèmes de la vie française.
Son travail fait preuve d’une grande sensibilité documentaire et constitue de ce fait un témoignage de qualité sur de nombreuses activités disparues ou en voie de disparition (Bonneterie de Ganges, Fonderie de cloches, artisan cordier à Agde…), sur des manifestations traditionnelles comme l’Ane de Gignac, les joutes sétoises, et sur l’évolution des paysages.
 
Son fonds est aujourd’hui géré par sa fille Hélène Tabès et Sipa Press s’occupe de sa diffusion nationale et internationale.
Les photographies mettent en valeur des spécificités du terroir et du territoire héraultais. Y sont représentés : des aspects du folklore local, des petits métiers et des pratiques, notamment agraires, aujourd’hui disparus, des aspects de la vie publique et politique comme de la vie industrielle. La modernité naissante est aussi enregistrée avec, notamment, des clichés enregistrant le chantier de construction de la station balnéaire de La Grande-Motte dans les années 1960 et d’autres montrant l’ouverture d’hypermarchés à proximité de Montpellier dans les années 1980.