Partie II : L'appel dans son contexte

Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle, général de brigade et éphémère sous-secrétaire d'État à la guerre du gouvernement Reynaud du 5 au 16 juin 1940, lance de Londres où il s'est réfugié après la décision du gouvernement Pétain de demander un armistice à l'Allemagne, un appel à la désobéissance et à la poursuite de la guerre aux côtés des Britanniques. A cette date, il ne possède aucun appui, aucun moyen. Dans son discours, il impute la responsabilité de la défaite à l'incompétence des chefs militaires français, insiste sur le fait que la France n'est pas seule et incite les Français à résister.

 

Document 4 : Différents textes de l'appel - ADH 1000 W 424

« L'appel du 18 juin » est le discours prononcé par le général de Gaulle le soir du 18 juin 1940 à la radio de Londres. C'est un refus de la défaite. Ce texte répond au discours du maréchal Pétain du 17 juin 1940 qui demande l'armistice. C'est aussi le discours du 22 juin 1940 en raison de son analyse quant à la véritable nature de la guerre et au rôle que la France doit y jouer. L'affiche intitulée « A tous les Français » a été placardée sur les murs en Angleterre dès fin juillet 1940, suite à la reconnaissance, le 28 juin, du général de Gaulle comme chef des Français libres par le gouvernement britannique. Cette affiche a largement contribué pendant toute la durée de la guerre à la diffusion de l'appel du 18 juin. Ce texte capital se trouve en page 4 du premier numéro du Journal officiel de la France libre publié à Londres en janvier 1941. Il invite les Français à soutenir son action pour libérer la France et lui permettre de retrouver sa grandeur et son rang sur la scène internationale.« Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France », Charles de Gaulle, Mémoires de guerre,  tome 1 : l'Appel (1940-1942), Paris, Plon, 1954, p. 11.

Différents textes de l'appel - ADH 1000 W 424
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Document 5 : L'Eclair du 19 juin 1940 - ADH PAR 992

L'appel du 18 juin a été peu entendu, il a été quelques fois repris par la presse française et étrangère dès le lendemain. A Montpellier, le journal  L'Éclair ne parle pas de l'appel du 18 juin mais seulement des conditions de l'armistice. Les deux principaux journaux montpelliérains :  L'Éclair et Le Petit Méridional  sont très conformistes et utilisent pendant toute la durée de la guerre la censure et l'autocensure. Dans cette une du 19 juin, la censure est visible en bas à droite.

L'Eclair du 19 juin 1940 - ADH PAR 992
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Document 6 : Juillet 19740 : les difficltés du monde agricole - ADH 1000 W 105

Dans un département dominé par la monoculture de la vigne, la question du ravitaillement s'impose très vite.

juillet_1940_les_difficultes_du_monde_agricole_-_adh_1000_w_105
ADH 1000 W 105

 

 

Différents textes de l'appel - ADH 1000 W 424
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