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Généalogie : chercher ses ancêtres - Fiche pratique

Montpellier - pierresvives
Registres des baptêmes de Paulhan, 1616 (59 PUB 1)
Registres des baptêmes de Paulhan, 1616 (59 PUB 1) Archives départementales de l'Hérault

Vous pouvez consulter librement les registres de l'état civil, puis ceux des actes paroissiaux, et remonter ainsi de génération en génération.

 

L'état civil

 

Les tables décennales et les actes d'état civil jusqu'au début du XXe siècle sont en quasi-totalité consultables en ligne. Un inventaire général de l'état civil existe par ailleurs sous forme de tableau. Sa consultation vous permet de connaître, pour chaque commune du département, les registres qui existent en commune et ceux qui sont conservés aux Archives. Il indique si ces registres ont été microfilmés et/ou numérisés. Toutefois, les informations contenues dans cet instrument de recherche sont données à titre indicatif.  En effet, il s’agit d’un document provisoire, qui peut contenir des lacunes ou des erreurs. Il sera actualisé régulièrement.

Si vous n'êtes pas certain de la date ou du lieu, commencez par consulter les tables décennales : celles-ci reprennent par communes l'ensemble des actes par dizaines d'années. Les noms sont classés en trois parties : naissances, mariages, décès. Attention, pour chaque catégorie les noms de familles sont classés par ordre alphabétique, mais à l'intérieur d'une même lettre les noms sont classés par ordre chronologique. Pour les actes de l'Ancien régime (avant 1792), les tables décennales n'existent pas, mais des tables se trouvent parfois en fin de registres. Une fois la personne repérée, il ne vous reste plus qu'à vous reporter à l'acte lui-même :

  • Avant 1792


Avant cette date seule l'Église enregistre les grandes étapes de la vie. En 1539, l'ordonnance royale de Villers-Cotterêts institue la tenue, en français, dans chaque paroisse d'un registre des baptêmes. En 1579 (ordonnance de Blois), l'obligation est étendue aux mariages et aux sépultures A la suite du Concile de Trente en 1593, les registres de mariage apparaissent, alors que figurent auprès des noms des baptisés ceux de leurs parrains. Enfin, en 1667, le Code Louis instaure la tenue des registres paroissiaux en double exemplaire, l'un conservé dans la paroisse, l'autre au greffe de la juridiction la plus proche. On se rapproche de l'état civil contemporain sauf que l'on ne considère pas encore les citoyens indépendamment de leur leur religion.

  •  Depuis 1792


Depuis la loi du 20 septembre 1792, les mairies doivent tenir en double original l'état civil comportant les registres des naissances, des mariages et des décès. Cette même loi institue le divorce qui peut être obtenu par consentement mutuel, pour incompatibilité d'humeur ou pour cause particulière (folie, abandon du foyer, dérèglement des mœurs, crime grave de l'un envers l'autre...). Le divorce est aboli en 1816, puis rétabli par la loi Naquet du 27 juillet 1884 qui autorise seulement le divorce pour faute. C'est la loi de 1975 qui rétablira le divorce par consentement mutuel.

L'acte de mariage est le plus riche en renseignements sur les deux branches à la fois, pour le généalogiste qui y trouve : les dates et lieux du mariage ; les noms et prénoms des époux, leur adresse et leur profession ; leur date (ou âge) et lieu de naissance ; les noms, prénoms, professions des parents des époux (parfois dates et lieux de décès) ; les noms, prénoms, âges, professions, domiciles et liens de parenté des quatre témoins ; les signatures des époux et de l'officier public.

Pendant la période révolutionnaire, on adopte le calendrier républicain. Institué fin 1793, il est appliqué rétroactivement à partir du 22 septembre 1792 et reste en vigueur jusqu 'en décembre 1805. les semaines ont 10 jours (decadis).

Vous trouverez des informations relatives aux mouvements de communes (créations, suppression, fusions, cissions, changements de noms, etc.) dans ce fichier.

L'état civil des Français nés Outre-mer est conservé au centre des Archives d'Outre-mer à Aix-en-Provence, celui des Français nés à l'étranger au Service central de l'État civil à Nantes.

Pour élargir votre recherche

 

Pour enrichir l'histoire de votre famille et la replacer dans le contexte historique, vous pouvez consulter aussi :

  • Les actes notariés

On y trouve contrats de mariage, testaments, inventaires après décès, acquisitions ou ventes de propriété, transactions commerciales, etc. Les actes de notaires, dont les plus anciens conservés remontent au XIVe siècle, sont également très précieux pour les généalogistes. Les fonds des notaires, cotés en sous-série 2 E, sont classés par étude notariale. A chaque étude correspond un numéro d'ordre (par exemple 2 E 95). Une étude a souvent intégré au cours de son histoire les archives et les activités d'études plus anciennes disparues. De nombreux minutiers de notaires ont été numérisés et sont consultables en ligne via un formulaire de recherche.

  • L'enregistrement

- Contrôle des actes des notaires et des actes sous seing privé, insinuations suivant le tarif et centième denier, et tables pour l'Ancien Régime sont conservés dans la sous-série 2 C (dans l'Hérault, on trouve des tables des vendeurs, et précédents possesseurs, des testaments depuis 1705 ; des décès à partir de 1741 ; des contrats de mariage depuis 1750 ; des baux des biens appartenant à des laïcs depuis 1750 ; des baux à ferme de toute nature depuis 1751 ; des partages depuis 1760 ; des successions collatérales depuis 1760).

- Registres de l'enregistrement, actes civils publics (ACP), déclarations de mutations par décès, registres des baux d'immeubles et tables depuis 1791 sont conservés en sous-série 3 Q. Les tables sont accessibles en ligne jusqu'en 1865 via un formulaire de recherche.

  • Les listes nominatives de recensement

La série des listes nominatives des dénombrements de population (sous-séries 6 M et 29 W), qui détaillent les résultats des recensements quinquennaux, commence en 1801. Pour chaque localité, ces listes donnent, lieu-dit après lieu-dit ou rue après rue, des informations de base sur chaque individu recensé : nom, prénom, année et lieu de naissance, nationalité, situation par rapport au chef de famille, profession. Elles sont disponibles en ligne via un formulaire jusqu'en 1936, en salle de lecture jusqu'en 1975.

  • Les listes électorales

On y trouve : nom, prénoms, surnom, date et lieu de naissance, domicile et profession (décret du 2 février1852). Mais attention le suffrage universel n'existe que depuis 1944. De 1815 à 1848, période du suffrage dit censitaire, les listes électorales ne comprennent que les citoyens les plus imposés, seuls habilités à voter. Le cens varie, selon qu'il s'agit d'élections législatives ou municipales et, à partir de 1831, il est abaissé pour les municipales : aussi les listes sont-elles plus fournies. En 1848, la Seconde République institue le suffrage universel mais celui-ci reste exclusivement masculin jusqu'en 1944.

  • Les registres matricules de recrutement militaire

Particulièrement riches de renseignements pour la population masculine - état de la carrière militaire mais aussi état civil complet, changements d'adresses, signalement physique, renseignements divers utiles à l'armée (par exemple, si le conscrit joue d'un instrument, sait nager ou monter à cheval), degré d'instruction et observations complémentaires (par exemple, si l'inscrit est naturalisé ou fils d'étranger, s'il a des infirmités ou des maladies particulières) - ils sont tenus depuis 1872 (sous-série 1 R, microfilmée sous la cote 2 Mi 379). Ils sont consultables en ligne jusqu'en 1922 et (jusqu'en 1929 pour les tables).

  • Les registres et dossiers d'enfants trouvés, abandonnés ou orphelins

Conservés de l'an VIII à 1940 dans la sous-série 3 X, les dossiers sont communicables après 60 ans, ou 150 ans à partir de la date de naissance s'ils contiennent des renseignements médicaux.

  • Les compoix

Etablis dans chaque communauté pour lever l'impôt sur les biens réels, et tenus à jour au fil des siècles, ils permettent de connaître les possesseurs successifs d'un même bien. Beaucoup sont consultables en ligne.

  • Et encore...

 

De très nombreux autres documents d'archives permettent de mieux connaître les destins individuels de vos ancêtres. Signalons notamment la sous-série 11 F, qui regrope des travaux de recherches et des dépouillements nominatifs (par exemple 11F 125 : listing des français partis en Algérie), et toutes les archives judiciaires (série B pour l'Ancien régime, série U pour la période 1800-1940).

Adresse :
907 rue du professeur Blayac 34000 Montpellier - pierresvives