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Jeanne Galzy, romancière montpelliéraine

Publié
09/06/2016
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ADH
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Intervention de Michèle Verdelhan et Raymond Huard - Arch.dept.Hérault

Vidéo de la conférence donnée à pierresvives le 8 mars 2016 pour la journée des droits de la femme, par Michèle Verdelhan et Raymond Huard.

 

Née à Montpellier en 1883, poète, romancière, biographe, Jeanne Galzy demeure très méconnue. A l’origine d’une œuvre abondante, elle obtient le Prix Femina en 1923 pour son roman Les Allongés. Son parcours personnel et littéraire est passé inaperçu alors qu’il commence à la veille de la guerre de 1914-1918 pour s’achever avec le cycle de La Surprise de vivre, une grande série romanesque qui s’arrête au quatrième volume et la mort de l’auteur en 1977. Afin de « ne pas être soumise aux servitudes de la littérature », Jeanne Galzy entreprend des études pour devenir enseignante. Un métier qu’elle apprécie car il lui permet de repérer des personnalités en plein éveil. Dans ses premiers écrits, on perçoit un attachement charnel à la ville de son enfance et à sa région. Dans L’Ensevelie, par exemple, elle décrit la lumière et l’atmosphère entourant la cathédrale de Maguelone, cette « île des tombeaux », dit-elle, en reprenant un mot de Nietzsche. Très rapidement, ses textes sortent de ce cadre pour embrasser des problématiques qui, au fil du temps, prendront des dimensions cruciales. A l’instar de Colette, qu’elle côtoie, la jeune montpelliéraine s’inscrit dans le moment d’émancipation féminine observé au cours de la Belle-Epoque. Ce combat occupe une grande partie de sa pensée. La place du corps et du plaisir imprègne ses ouvrages. Elle jette aussi un regard perçant sur le monde social, et plus précisément sur la montée des masses, qui constitue une évolution majeure du XXème siècle. Les livres de Jeanne Galzy méritent indéniablement de sortir de l’oubli. Ils nous rappellent toutes les difficultés rencontrées au quotidien pour mettre en œuvre des formes concrètes de libération sociale.

Conférence de Raymond Huard : « A l'écoute des passions féminines : Jeanne Galzy, romancière montpelliéraine 1883-1977»

Raymond Huard est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul Valéry de Montpellier. Il a consacré une partie de ses travaux à l’histoire du Languedoc méditerranéen, tout en bâtissant une réflexion pionnière sur le suffrage universel et les partis politiques. Citons à titre d’exemple, Le suffrage universel en France (Aubier, 1990) ; La naissance du parti politique en France (Presses de Sciences Po., 1996). Ces dernières années, Raymond Huard a retracé le parcours d’auteurs méconnus comme Jeanne Galzy. Sa biographie s’intitule : Jeanne Galzy, romancière ou la surprise de vivre (Inclinaison, 2009).

Conférence de Michèle Verdelhan : « Jeanne Galzy, ou l’élégance de l’ambiguïté »

Michèle Verdelhan a été professeur des universités en Sciences du langage à l’université Paul Valéry-Montpellier III. Elle est spécialiste en didactique des langues, notamment du français langue étrangère et seconde, comme chercheur formateur, expert et auteur de méthodes.

 

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