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La photographie mobilisée : 1914-1918

Publié
29/10/2015
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ADH
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Intervention de Alexandre Lafon - Arch.dept.Hérault

Vidéo de la conférence donnée à pierresvives le 23 juin 2015 par Alexandre Lafon.

Alexandre Lafon est docteur en histoire contemporaine, conseiller pédagogique à la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Ses recherches portent sur la camaraderie au front et la mémoire combattante.
 
Alexandre Lafon a notamment publié, La camaraderie au front 1914-1918 (Armand Colin, 2014) et  Une guerre d’hommes et de machines. Désiré Sic, un photographe du génie dans la guerre, en collaboration avec Colin Miège (Privat, 2014). Dans le cadre de cette conférence, nous verrons que l’entrée du XXe siècle correspond à une période où la photographie commerciale se développe rapidement. Les progrès de la photographie en noir et blanc permettent au grand public de maîtriser des procédés de plus en plus complexes. Certains amateurs se lancent alors dans des reportages. Il désigne une pratique qui a pour motivation première une fonction d’information, liée ou non à l’actualité. Au tournant du siècle, le développement de la presse et des moyens de reproduction photomécanique a considérablement favorisé l’essor des reportages. L’appareil photo devient un outil visant à éveiller les consciences. Dès ses débuts, la guerre fascine les apprentis reporters. Au cœur de la « boucherie de 14-18 », ils nous donnent un témoignage unique sur l’ère des massacres. De leurs côtés, les autorités politiques utilisent les photographies pour justifier leur stratégie et rassurer l’opinion publique. Des périodiques spécifiques, comme Le Miroir, sont essentiellement construits autour de clichés réalisés sur le front. Cet hebdomadaire légitime l’engagement militaire de la France et instruit un procès à charge contre l’Allemagne.
 
 


Dans le cadre de
HÉRAULT DE GUERRE