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Témoin de... André Bessière part.1

Publié
14/05/2014
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Montpellier - pierresvives
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ADH

André Bessière apporte son témoignage sur la Seconde Guerre Mondiale et la montée du nazisme. Entré dans la résistance à 15 ans et déporté à 17 ans, il évoque notamment son action dans la résistance et l’impossible oubli de la déportation.

1ère partie du témoignage donné par André Bessière, le 19 avril 2013 à pierresvives   

 


Né le 2 décembre 1926 à Paris de parents héraultais, André Bessière vit « la drôle de guerre » et les cruelles réalités de l’exode de juin 1940. En janvier 1941, il s’enrôle dans la résistance. Seulement âgé de quinze ans, il est affecté à la propagande et à la couverture des équipes d’action. En octobre 1942, il est arrêté une première fois mais parvient à s’évader.

Devenu chef de groupe en mai 1943, il doit s’enfuir en décembre, son réseau étant infiltré par la Gestapo. La filière par laquelle il doit rejoindre les Forces Française Libres à partir de Perpignan étant également infiltrée, il est arrêté le 10 janvier 1944 à la frontière espagnole après une chasse à l’homme mouvementée.

Incarcéré au secret dans l’une des cellules de la citadelle de Perpignan, les nazis le transfèrent au camp de Royallieu à Compiègne.

Avec 1700 autres résistants, il prend le train de la déportation le 27 avril 1944 et le 30 avril débarque à Auschwitz-Birkenau, où il est tatoué sur l’avant-bras gauche du numéro matricule 185.074. Ce transport, que l’histoire retient sous le nom de « Convoi des Tatoués », connaîtra successivement les camps de concentration de Buchenwald et d’extermination de Flossenbürg. 

Voir la 2ème partie 

Adresse :
907 avenue du Professeur Blayac 34000 Montpellier - pierresvives