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Les goûters de l'histoire : La Bouvino de part et d'autre du Vidourle

Rencontre
05/03/2020 - 18:30
Montpellier - pierresvives
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L'atelier de l'histoire
Les Razeteurs à Lunel
Les Razeteurs à Lunel

Lunel - Course libre - Les Razeteurs attendent le Taureau pour enlever la Cocarde qui porte un Prix rémunérateur. / ...

ADH 2FICP 3866 -
ADH 2FICP 3866 -

La Bouvino de part et d'autre du Vidourle, unité ou dualité de l'Hérault et du Gard ?

Le taureau est le vrai héros du spectacle de la course camarguaise. Son nom figure en lettres majuscules sur les affiches annonçant des événements très appréciés par les passionnés de la « bouvino ». Dans l’arène, les majestueux taureaux cocardiers s’opposent à des raseteurs chargés de décrocher par ruse des morceaux de ficelle et de tissu attachés à la base des cornes. Ici, contrairement à la règle de la corrida espagnole, il n’y a pas de mise à mort de l’animal. Quand le « cocardier » achève sa « carrière », il finit ses jours dans la douceur des pâturages. Il fait même parfois l’objet d’un rituel d’immortalisation en étant statufié sur la place publique, comme on peut le voir dans les villes languedociennes de Lunel et de Beaucaire.

Dans les villages de l’est de l’Hérault et du Gard, la passion pour la « bouvino » dépasse le cadre des arènes. Elle s’observe dans les rues où les jeunes « afficionados » défient l’animal lors de lâchers de taureaux (« encierros », « bandidos », « abrivados ») durant les fêtes estivales.

Frédéric Saumade, professeur d’anthropologie sociale à l’université d’Aix-Marseille a étudié cette micro société dans plusieurs livres : Une vie de Bouvino. Regards sur les traditions taurines de Camargue (photographies de Lawrence Perquis), Editions Equinoxe, 1996 ; Des « sauvages » en Occident. Les cultures tauromachiques en Camargue et Andalousie, Maison des sciences de l’homme, 1995.

Public visé : 
Tout public
Tarif : 
Gratuit
Contact : 
04 67 67 37 68
Modalités d’inscription : 
Entrée libre
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05/03/2020 - 18:30